
L’engagement solidaire à l’international se transforme souvent en une désillusion, tel est le constat. De part une mauvaise préparation de ses acteurs, le domaine de la Solidarité Internationale, ou de « l’Humanitaire » pour ceux qui préfèreront utiliser ce terme, devient le terrain de nombreuses incompréhensions.Développement Sans Frontières, a décidé de favoriser les initiatives de Solidarité Internationale. Elle est aux côtés des volontaires pour les former, les prévenir des attentes des ONG locales, et des risques que comporte une telle mission.
Depuis 2007, Développement Sans Frontières (DSF) s’engage dans la lutte contre la pauvreté et l’atteinte des objectifs du millénaire. La tâche est rude…même si les énergies ne manquent pas !
En créant un nouveau modèle économique de mise en relation directe entre les pays du Nord et du Sud (le volontariat équitable), DSF est devenue une autre possibilité de se faire une expérience dans « l’humanitaire », tout en respectant l’autonomie des ONG locales et des populations pour lesquelles elles travaillent.
Le volontariat équitable est un concept ciblé. Il vise à s’intercaler entre les chantiers humanitaires (chantiers d’ouverture culturelle et de découverte, déjà bien répandus mais plutôt coûteux pour les volontaires et avec un certain manque d’efficacité parfois), et les missions professionnelles de terrain organisées par les grandes ONG françaises (qui sont certes efficientes mais souvent inaccessibles aux acteurs ayant moins de 3 ou 5 ans d’expérience, et dépendent des financements disponibles). L’idée a été de trouver un compromis entre ces deux options qui demandent soit trop d’expérience, soit pas du tout, afin que tout le monde puisse trouver sa place dans un domaine porteur d’espoir et d’ouverture sur les autres.
Le concept ?
Une base de données de missions, réparties sur 3 continents (Afrique, Asie et Amérique Latine), dans des domaines divers et variés. C’est à partir de cela que le travail de DSF commence : de trouver la compatibilité entre les besoins, exprimés par les ONG locales, et les compétences des volontaires qui postulent pour partir vivre une expérience unique.
En 2 ans, DSF a déjà préparé et accompagné une centaine de mission, presque toutes réussies. Cependant, la bonne réalisation de ces actions n’est pas uniquement due à la motivation des volontaires ! « Nombreux sont ceux qui partent en pensant qu’ils vont sauver le monde, il est important de les former avant leur départ ».
Ainsi, DSF ne s’est pas spécialisée que dans la mise en relation de ces multiples acteurs du Nord et du Sud. Il reste primordial de les former avant, de les sensibiliser aux enjeux de leur départ.
Le processus de validation du recrutement via DSF oblige les volontaires à suivre le dispositif d'accompagnement. Les associations locales y ont un grand intérêt. Ce processus permet de prendre le maximum de précautions pour sécuriser le volontariat, et responsabiliser le bénévole vis à vis de son projet.
Sans accompagnement, aucune cohérence dans l'action globale du réseau DSF ne serait possible. La valeur ajoutée de Développement Sans Frontières est donc bien ce dispositif de « suivi-conseil », fait pour se rendre le plus utiles possible, sans que les projets de Solidarité Internationale soient néfastes aux populations locales.
« Les formations dispensées par DSF sont gratuites pour les membres de l’association ».
Afin d’être préparés, les futurs volontaires passent ainsi une journée (intense) à réfléchir sur les problèmes liés à l’inter culturalité, sur les motivations qui les poussent à partir. Quelques-uns repartent en se disant même qu’ils ne sont finalement « pas prêts ». Ce n’est alors peut-être que partie remise, et même si la mission avorte avant même d’avoir commencé, il n’y a là rien de négatif, au contraire : « mieux vaut ne pas partir que mal agir ».
L’après-midi, les volontaires se familiarisent aux outils internationaux de gestion de projet et de recherche de financements. Ils apprennent ce qu’est une mission exploratoire, et à travers différents exemples, ils se rendent compte des situations auxquelles ils risquent d’être confrontés une fois sur place. Mieux vaut casser leurs idéaux dès le départ. Au regard des arnaques qui se créent de nos jours, des projets à risques ou encore des problèmes liés à l’inter culturalité, le travail de suivi, d’accompagnement et d’Education Au Développement (EAD) fait par Développement Sans Frontières est primordial pour la bonne réalisation des actions solidaires. A leur retour de mission, les volontaires tant épuisés par cette journée de formation vantent finalement ses mérites ! Formation de futurs formateurs Outre les formations gratuites dispensées aux membres de l’association, DSF a mis en place un programme de formation de formateurs. Les anciens volontaires, les étudiants, les salariés et toute autre personne désirant acquérir de nouvelles compétences, peuvent ainsi se présenter et se professionnaliser dans le secteur de la Solidarité Internationale. L’association permet à ceux qui le souhaitent de s’essayer petit à petit à devenir formateurs. Le processus habituellement proposé est de suivre soi-même 2 à 3 fois la formation visée, de débriefer avec un formateur sur les difficultés prévisibles et techniques de formation, puis de commencer à former des volontaires. En général, les premières formations se font en petit comité (1 à 3 personnes), puis, en fonction des résultats des évaluations des formations, DSF permet de devenir formateur sur les séances officielles (l’association estime que le formateur a réussi son cycle de formation de formateurs s’il obtient 3 évaluations positives d’affilé). Une indemnité est prévue, aux alentours de 60€ la demi-journée. Une belle opportunité pour diversifier son action, tout en restant en France ! Pour plus d’informations, consultez le nouveau site internet de DSF :www.developpementsansfrontieres.org
